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Un DVD préenregistré peut durer entre 50 et 300 ans, Maxell reconnaît lui même qu’une fois gravés, les disques DVD-R à inscription unique résistent entre 40 et 250 ans. Et, après inscription, les disques réinscriptibles DVD-RAM, DVD-RW et DVD+RW durent entre 25 et 100 ans.

En fait la réalité semble même plus sombre et vous pourriez seulement après 2 ans avoir perdu vos précieuses données !

Il est, par ailleurs, illusoire de rechercher dans les forums quel serait le support miracle, la qualité d’une marque (nous verrons qu’il est difficile de parler de fabricant), pouvant varier d’un lot à l’autre. Il est donc important de rappeler certaines précautions.

 

La qualité du support

Il est difficile de s’y retrouver dans la Jungle des fabricants et distributeurs de cd-r car il n’est pas rare qu’un distributeur achète ses disques à un fabricant, y appose son logo, puis achète une autre série à un autre fabricant.

Les fabricants originels, titulaires de brevets de fabrication sont : Taiyo Yuden, Ricoh, TDK, Mitsui, Toatsu, Verbatim/Mitsubishi,Pioneer et Kodak. Acheter des cd-r estampillés par ces fabricants est donc un gage de qualité mais ce n’est pas garanti.

D’autres fabricants paient des royalties aux membres de la première liste (Ritek ou Lead data par exemple). Ils fabriquent des cd-r pour leur propre compte ou pour d’autres marques (Ritek pourra fournir Traxdata ou Philips).

En effet, une signature numérique est assignée à chaque fabricant. Cette signature, gravée sur une matrice, fait partie intégrante d’un outil de moulage utilisé pour la duplication des disques. Lorsqu’un disque est inséré dans un graveur DVD, le graveur vérifie la signature numérique avant de procéder à l’enregistrement selon les modalités évaluées et établies par le fabricant du graveur. Cette procédure assure une qualité d’enregistrement et une compatibilité de lecture optimales.

Il est possible d’avoir des infos sur le fabricant du cd-r en accèdant au code ATIP (pour les cd-r) ou ADIP (pour les cd-rw). Des logiciels gratuits commeDVD identifier pour les DVD ou M/infopour les CD permettent d’en savoir plus sur nos médias.

Toutefois, il ne faut pas trop se fier à ces codes car souvent, le fabricant final n’est pas à l’origine de la fabrication de tous les composants.

Donc, si vous achetez un cd-r TDK, Ricoh ou Verbatim , c’est un gage de traçabilité (quoi que j’ai récemment acheté des DVD+R TDK qui se sont révélé être, en fait, des Ricoh). Si vous prenez un Traxdata ou un noname c’est le contraire. De plus, il y a le risque de la contrefaçon de signature numérique qui n’est pas négligeable (Maxell Canada en a fait les frais récemment).

Regardez, par exemple, ce que Smartburn (outil de LiteOn) et MInfo analysent d’un CDr Verbatim sensé être AZO :

l’appellation AZO est passible de fraude.

D’autres éléments entrent en ligne de compte : le substrat, la couche réflective et le colorant du substrat.

 

Le substrat

Le substrat : l’idéal c’est, bien entendu des cd en verre mais là, pour un usage non professionnel, il ne faut pas trop y compter. Donc, nos cd-r sont composés de polycarbonate (en gros du plastoc à base de pétrole). La couche réflective permet, comme son nom l’indique, de réfléchir le laser qui va lire le CD. Au départ en or, elle est de plus en plus en argent, pour des raisons évidentes de prix. Or, il faut savoir que les disques disposant d’une couche en argent est moins longue que pour ceux disposant d’une couche en or.

 

Histoire de colorant

Le colorant organique peut être de trois sortes : cyanine, phtalocyanine et AZO.

Les CD-r à base de cyanine seront Vert ou Vert/Bleu selon que la couche réflective sera en or ou en argent. Ils sont de mauvaise qualité et ne peuvent pas se conserver plus de dix ans.

Ceux à base de phtalocyanine voire d’advanced phtalocyanine seront Or ou jaunes. Ils sont de bonne qualité et devraient théoriquement se conserver 100 ans. Enfin, les Verbatimà base de AZO sont gris-bleu et peuvent également se conserver 100 ans mais sans égaler les cd-r à base de phtalocyanine.

Pour avoir accès à cette information vous pouvez utiliser les outils d’analyse de NERO.

 

La qualité de la gravure

Alors que les cd audio manufacturés sont pressés, vos cd-r sont brûlés par un laser, ce qui explique que leur conservation soit plus problématiques.

Si la gravure est mal faite vous risquez non seulement, dans le pire des cas, de rendre votre cd-r illisible, mais également, et c’est un effet moins connu, de limiter drastiquement sa durée de vie.

Entre en jeu le fameux taux de bler : Le taux d’erreurs sur les blocs (bler) est une mesure importante de la qualité d’un CD. Plus ce taux est faible, meilleures sont la fiabilité et la précision d’accès aux données enregistrées, qu’elles soient informatiques ou musicales. Tous les disques contiennent des erreurs, même les CD-ROM est les disquesde musique, mais c’est l’ampleur de ces erreurs qui distingue les bons des mauvais. Le taux d’erreurs sur les blocs constitue donc un moyen quantifiable de déterminer la qualité tant des CD-R que des enregistreurs dans lesquels ils sont utilisés. Le taux de bler maximum au-delà duquel votre disque est "niqué" est de 220 pour les CD-r de classe 3, 4 et 5 .

Il faut savoir que ce taux s’accroît avec le temps et on considère qu’à un taux de bler de 50, un disque est en milieu de vie.

Ce taux dépend, bien entendu, de la qualité originelle du cd-r (le bler des disques à base de phtalocyanine est moins élevé que ceux à bases de cyanine.

De même moins la vitesse de gravure est élevées et moins le bler de départ le sera. Aussi je vous conseille une vitesse de 4 X pour les Vidéo CD, les CD audio et de 8 X maxi pour les Cd-ROM. C’est à vous de voir.

Par contre, une vitesse de 1 ou 2 X n’est pas conseillée car le disque n’a pas sa vitesse d’équilibre et il peut aussi y avoir des erreurs d’écriture. Pour les DVD, mieux vaut graver à 1 X.

Je vous conseille également de demander au soft de gravure, si c’est possible, de calibrer le laser.

Alors que la qualité de fabrication du cd-r donne une durée théorique de 10 à 100 ans, après la phase gravure, il ne lui reste plus qu’une durées théorique de 3 à 25 ans environ

 
Depuis quelques jours le net est en pleine ébullition : Un pirate aurait déjà réussi à contourner le dispositif de protection anti-copie des HD-DVD : le AACS. Plus concrètement ce n'est pas l'AACS lui même qui a été cassé comme l'avait fait en son temps le désormais célèbre DVD Jon avec le cryptage CSS des DVD vidéos, mais plutôt une faille qui a été exploitée : lors de la lecture d’un HD-DVD avec Power DVD 6.5, la clé de décryptage est stockée dans la mémoire vive. Le pirate a ainsi pu récupérer cette clé et annonce avoir développé un "utilitaire" capable de décrypter tout le contenu d’un HD-DVD.

Cette annonce a de quoi faire enrager les défenseurs des systèmes anti-copies, d’autant que l’AACS est quasiment le seul système de protection disponible pour les disques Hautes Définition (Blu-Ray et HD-DVD) et il est le seul système retenu pour protéger les HD-DVD.

Cette nouvelle récente relance donc le débat sur l’utilité d’implémenter ou non ces systèmes de protection. En effet le développement de ces solutions est très coûteux, et les éditeurs qui décident de les utiliser doivent s’acquitter de fortes redevances, or ces investissements ne sont intéressants que si les dites protections se révèlent efficaces.

La protection Macrovision par exemple s’acquitte pour chaque DVD pressé, et coûte jusqu'à deux fois le prix du pressage lui-même, triplant le prix de la duplication. Le cryptage CSS s’effectue lors du prémastering et nécessite l’emploi d’un appareil dédié onéreux, facturé une fois par pressage par le prestataire.

De plus de nombreux reproches sont fait à ces systèmes qui dégradent souvent la qualité ou l’utilisabilité des disques protégés. Ainsi le pirate auteur de ce contournement dit justement l’avoir développé car il était agacé de ne pouvoir lire ses HD-DVD achetés légalement en haute résolution à partir de sa XBox 360 et cela pour la simple raison que sa carte graphique n'était pas compatible HDCP.

Dans le contexte houleux qu’a généré la loi DADVSI, rappelons tout de même que s’il est interdit de casser un système de protection anti-copie à des fins autres que la recherche ou l’interopérabilité, il est surtout et avant tout interdit de voler les contenus eux-mêmes, qu’ils soient protégés ou non par ces fameux systèmes.

 

NEC Computer annonce de futurs produits hybrides

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NEC Computer annonce de futurs produits hybrides

HD-DVD & Blu-Ray.

Après Samsung et sa platine hybride, NEC a récemment annoncé qu'il avait bien opté pour une stratégie similaire. Entre le Blu-Ray et le HD-DVD, la firme japonaise n'a pas tranché, mais a plutôt tablé sur les deux technologies.

À la base supporter du HD-DVD, a contrario du sud-Coréen Samsung, qui se rangeait au départ du côté du Blu-Ray, NEC a pourtant développé deux puces capables de lire et enregistrer des fichiers sur les deux fameux formats, en sus du DVD classique. 

Ces deux puces, nommées μPD63410 et μPC3360, seront vendues aux fabricants 10.000 yens, soit moins de 70 euros. Leur production est prévue pour le quatrième trimestre 2006, afin d'être disponibles au premier semestre de l'année prochaine. 

Techniquement, ce couple de puces permettra de graver en 5x, que ce soit du HD-DVD (R, RW et RAM) ou du Blu-Ray (R et RE). La gravure de simples DVD (±R/±RW/-RAM) s'effectuera pour sa part en 16x au maximum, et en 48x pour les CD. 

Un produit hybride pour un tarif a priori raisonnable. En attendant les tests et les prix en magasin, on peut espérer que d'autres constructeurs suivront cette voie, qui semble pour le moment la plus sage.

 
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